L’action collective contre les jobs de merde !

« Quel boulot de merde ! » 

A la sortie du secondaire ou des études supérieures, nous voilà lâchés sur le marché du travail. Mais pour de nombreux jeunes cette période est plutôt synonyme de traversée du désert. Comment survivre quand l’emploi est rare, voire inexistant, et qu’en même temps on nous prive des allocations de chômage ? La vie sous le néolibéralisme est devenue un combat de tous les jours pour ne pas devenir encore plus précaire.

Les « jobs de merde » c’est ça ; l’emploi précaire qu’on est obligé d’accepter parce qu’on n’a pas le choix ; intérim, CDD, jobs étudiants, …Ces boulots ont tous en commun d’être mal payés, peu ou pas considérés, hyper-flexibles et ultra-précaires. Le job en lui-même pourrait être intéressant mais les conditions de travail sont tellement pourries, la rémunération si faible, que ça en fait vraiment un job de merde.

Par exemple, il suffit de parler quelques instants avec des coursiers Deliveroo pour se rendre compte que beaucoup sont passionnés de vélo, apprécient le contact avec les restaurant et les clients. Mais être payé 5€ la course, et devoir prendre un maximum de risques avec une assurance minimalefait que beaucoup jettent l’éponge…

Puis, il y a aussi les « bullshit jobs », ces métiers « à la con » qu’on sait parfaitement inutiles, ces « jobs alimentaires » qu’on pensait temporaires mais qui finissent par s’éterniser…

Cette galère qui se généralise.

La succession d’emplois temporaires, mal rémunérés, sans perspectives d’embauche, devient le quotidien de tous les jeunes travailleurs. Notre époque est celle de la précarité et de l’insécurité de l’emploi avec ses conséquences sur nos vies – stress, impossibilité de se projeter dans l’avenir, peur du vide, de glisser dans la pauvreté…

C’est cette réalité dont il faut prendre conscience. La précarité de l’emploi n’est pas une phase de vacillement avant de prendre pied dans le monde du travail stable. C’est l’avenir qui attend l’ensemble des jeunes (et moins jeunes) travailleurs. L’ère d’aujourd’hui est celle de la précarité et ce partout en Europe.

L’action collective contre les jobs de merde.

Aujourd’hui les jeunes travailleurs et les jobistes sont devenus des variables d’ajustement économiques pour les patrons qui usent et abusent de ces statuts précaires. C’est d’autant plus facile qu’il y a peu ou pas de représentation syndicale et de défense collective. Notre objectif est donc d’affilier, sensibiliser et organiser les jeunes pour faire changer la situation.

S’unir, lutter et gagner. Trois mots simples mais qui vont pourtant à contre-courant à une époque où l’individualisme, la passivité et la démoralisation devenus courants.

S’unir, car notre seule force c’est d’agir ensemble.

Lutter, parce que nous refusons de vivre dans un monde toujours plus injuste et inégalitaire.

Gagner, parce que notre but est un changement radical de société.

Parce que la lutte contre la précarisation des jeunes ne peut attendre, rejoins ton syndicat, les Jeunes FGTB[1] !


[1] Les Jeunes FGTB, c’est une organisation de jeunesse progressiste, indépendante de tout parti politique. C’est un syndicat qui se bat à tes cotés pour améliorer tes conditions d’enseignement et de travail, défendre tes droits et te permettre d’entrer dans un réseau solidaire avec d’autres jeunes. Les Jeunes FGTB agissent pour un changement radical de société où chacun puisse jouir de tous les droits en sa qualité de femme et d’homme, où le partage de toute forme de richesse et l’égalité entre toutes et tous soient effectifs.

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