Le 18 mars : les jeunes dans la rue pour défendre l’emploi solidaire !

Le chômage (et en particulier le chômage des jeunes) reste encore aujourd’hui très important en Wallonie. Pourtant, bien que les libéraux nous chantent « jobs, jobs, jobs » sur tous les tons, ils s’attaquent directement à l’emploi et pas à n’importe quels emplois : ceux qui ont pour vocation de rendre des services essentiels à la population, ceux qui font la richesse d’une société civilisée.

En effet, le gouvernement wallon se targue de vouloir lutter contre les inégalités, or, dans le même temps, il mène des réformes pour réduire les moyens dans les services publics (institutions provinciales, CPAS, transports en commun…) et dans les ASBL et le secteur non-marchand en général, en menaçant des milliers d’emplois via la refonte des aides APE et la diminution des subventions.

Le secteur non-marchand, ce n’est pas un secteur inutile, mesdames et messieurs du gouvernement, le secteur non-marchand ne réalise simplement pas de profit. Une association qui engage des travailleurs grâce aux aides à la promotion de l’emploi (APE), c’est souvent une association qui œuvre pour combler les lacunes d’un gouvernement qui n’est visiblement pas en mesure de fournir à chacun de ses concitoyens un emploi décent, un toit et du chauffage, des soins de santé de qualité et une vie digne, tout simplement. Les travailleurs du non-marchand et des services publics, ce sont des femmes et des hommes qui œuvrent au quotidien pour développer l’accès à l’éducation, la culture, la justice… C’est ce secteur qui veille sur nos touts petits, qui accompagne nos ados dans des parcours parfois difficiles, qui permet aux personnes dépendantes de ne pas basculer dans l’isolement ou la pauvreté la plus profonde, de garantir à nos ainés une fin de vie digne malgré des pensions qui ne permettent pas l’accès à des maisons de repos privée.

Les organisations de jeunesse, quant à elles, permettent à chaque jeune de se construire, indépendamment de leur origine sociale ou culturelle, de se poser des questions sur le monde qui les entoure, de le comprendre et d’y trouver leur place. Elles permettent, sur le principe de l’éducation permanente, de partir des forces et qualités des jeunes pour en faire des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires. La dimension collective et solidaire n’est certes pas le créneau des libéraux mais, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas l’individualisme et la recherche du profit qui permettent de lutter contre le radicalisme et l’insécurité.

Alors oui, il est clair que les socialistes et progressistes en général, sont davantage pourvoyeurs d’emplois dans le tissu associatif, mais ce n’est que logique dans le cadre d’un projet de société qui vise l’émancipation et le bien-être de la population. Pour les autres, nous recommandons un suivi psychiatrique car la schizophrénie guète : on ne peut résoudre la pauvreté en appauvrissant encore plus les gens, en détruisant des emplois et en les privant des services qu’ils reçoivent aujourd’hui à titre gratuit ou à prix modique.

Et pour une certaine presse, voici un scoop : on ne peut pas résoudre la pauvreté en donnant des milliards, en cadeaux fiscaux et autres avantages, aux actionnaires et patrons des grosses entreprises. Ceux qui croient que l’argent donné aux riches va être redistribué aux pauvres sont des idéalistes ou des fous. Si aujourd’hui les libéraux veulent réduire les moyens du non-marchand, c’est parce qu’il y a un projet politique derrière : celui de privatiser encore plus, pour ouvrir de nouveaux marchés au profit des patrons.

Faisons le choix de la raison, le choix de la solidarité, car nous avons toutes et tous besoin des services publics et du non-marchand : retrouvons-nous à la gare de Namur, ce lundi 18 mars à 10h.

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