Étudiants jobistes : Un bon accueil pour leur sécurité

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Un job étudiant est une belle opportunité pour les jeunes d’acquérir de l’expérience. Il est important de rappeler que les jobistes ont les mêmes droits que les autres travailleurs.

Un job étudiant est une belle opportunité pour les jeunes d’acquérir de l’expérience. Mais il arrive que certains jobistes rencontrent des difficultés ou ne perçoivent pas le salaire qui leur est dû. De plus, ils sont parfois perçus comme des concurrents par les autres travailleurs de l’entreprise. Un bon accueil de ces étudiants est donc très important.

L’accueil, une étape importante

Les délégués et leurs collègues ont un rôle essentiel à jouer en leur expliquant leurs droits et en vérifiant si leur contrat est en bonne et due forme.

Compte tenu de leur présence temporaire dans l’entreprise, de leur manque d’expérience professionnelle et de leur jeune âge, ils peuvent présenter assez rapidement un risque sur le poste de travail. Les données statistiques révèlent d’ailleurs que les jobistes sont plus fréquemment les victimes d’un accident du travail que les autres catégories de travailleurs. Aussi nos délégués veillent-ils à ce que les jobistes disposent de tous les moyens de protection auxquels ont droit les autres travailleurs (vêtements de protection individuels, etc.).

Des droits identiques aux travailleurs habituels

Les Jeunes FGTB jeunes-fgtb.be mettent à disposition des étudiants et des délégués une brochure très intéressante pour s’assurer que l’emploi de ces jeunes soit respecté et qu’ils travaillent dans des conditions sûres. On y rappelle une règle importante : les étudiants jobistes sont des travailleurs comme les autres et disposent des mêmes droits que les travailleurs habituels.

Serge, délégué CG  : On accueille les intérimaires dès le 1er jour pour tout bien leur expliquer

Serge est délégué FGTB pour la Centrale Générale. Il travaille chez MNC, entreprise chimique en région germanophone près de Verviers. Dans cette entreprise, beaucoup de productions sont saisonnières, ce qui implique des pics de travail et un recours fréquent à un appoint d’intérimaires. Sauf qu’en région germanophone, c’est presque le plein emploi et qu’il faut donc recruter en Wallonie francophone. Ce sont beaucoup de jeunes qui entrent dans les programmes de promotion de l’emploi.

Chaque nouvel intérimaire qui entre, Serge ou un autre délégué FGTB va le trouver dès le premier jour à son poste de travail pour l’accueillir, « à la limite avant son chef. À chaque machine, on lui explique de A à Z la description de son poste. Ce qu’il peut faire et ne peut pas faire. On lui fournit tout ce qui est nécessaire comme moyens de protection individuels (casque, chaussures de sécurité, etc.) ».

L’âge moyen dans l’entreprise est de 45 ans et l’ancienneté moyenne de 13 ans. On essaie de rajeunir les effectifs. On a constaté qu’il y a un gros turn over chez les jeunes alors que les plus anciens sont plus stables et ils profitent aussi des plans impulsion. On  essaie dans l’entreprise d’embaucher plus de femmes. Celles qui entrent sont très souvent jeunes.

On vient de mettre en place une « formation aptitude ». Il s’agit d’organiser pour les intérimaires et les nouveaux venus, une visite d’un jour dans l’entreprise par groupe d’un vingtaine. On leur explique tout ce qu’on fait, les conditions de travail, etc. de sorte qu’ils aient une idée précise du travail et peuvent se rendre compte si ce travail leur convient ou pas du tout. L’objectif étant que ceux qui sont motivés soient engagés car l’employeur a aussi besoin d’une main d’œuvre stable.

Magazine Syndicats, Juin 2019

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