Jeunes : 4 semaines de vacances pour tou·te·s

Tous les travailleurs (au régime de 5 jours semaine de travail) ont droit à 20 jours congés payés par an… à condition de s’être constitué ce droit par leur travail de l’année précédente. Ceux qui débutent dans une entreprise n’ont donc normalement pas droit pour l’année en cours à des congés payés par l’employeur (pour les employés) ou par l’Office national des vacances annuelles (pour les ouvriers). Mais il y a des alternatives pour avoir quand même ses 20 jours de congés.

Vacances européennes

Avec le système des vacances européennes, on a droit quoi qu’il arrive à 4 semaines de congés par an mais toujours en proportion de ses prestations, c’est-à-dire :

  • même si on est dans sa première année de travail, mais à condition d’avoir travaillé au moins 3 mois (période d’amorçage), ou
  • même si on ne s’est constitué par son travail qu’un nombre de jours de congé inférieur à 20 par son travail de l’année précédente.

Ce droit reste proportionnel aux prestations. Cela signifie qu’après 6 mois de travail, on a droit à deux semaines et ainsi de suite. La différence du système de congés « européens » avec notre système est qu’avec le système « européen » l’année en cours compte déjà. De plus le système européen peut compléter notre système. Si par exemple on a acquis avec notre système le droit à 2 semaines de congé par son travail de l’année précédente, on peut compléter avec des vacances européennes.

Qui paie quoi ?

Les congés payés européens sont payés soit par l’employeur (pour les employés) soit par la caisse de vacances (pour les ouvriers), mais ce n’est qu’une avance qui sera récupérée sur le double pécule de l’année suivante. Ce que l’on reçoit une année, on ne le reçoit plus l’année suivante.

Vacances jeunes

Si vous avez moins de 25 ans, il vaut mieux opter pour le système « vacances jeunes » indemnisées par l’ONEM. Avec les vacances jeunes, même si vous n’avez pas travaillé l’année passée, vous avez quand même droit l’année même de votre premier emploi à quatre semaines de congé (20 jours ouvrables, sur la base d’une semaine de 5 jours).

Vous devez d’abord prendre vos jours de congé légaux, soit les congés que vous vous êtes constitués en tant que travailleur. Votre employeur vous fournira le décompte. Si par exemple vous avez été engagé en octobre 2018, votre trimestre de travail vous donne droit à 6 jours de congés légaux.

Mais vous pouvez prendre 14 jours de plus pour arriver à un total de 20 jours maximum. Des jours de congés «  payés  » par l’ONEM sous la forme d’une allocation de chômage. Celle-ci est calculée sur base de 65 % du salaire brut, plafonné à 2.297,90 € soit un minimum de 40,66 €/jour et un maximum de 57,45 €/jour.

Conditions

Il faut néanmoins remplir certaines conditions :

  • ne pas avoir plus de 25 ans le 31 décembre de l’année précédente (exercice de vacances) ;
  • avoir terminé ou arrêté les études durant l’exercice de vacances ;
  • avoir travaillé au moins un mois l’année en question ;
  • il faut en faire la demande et remplir un formulaire C103. Adressez-vous au service chômage de votre régionale FGTB.

Plus d’infos

www.onem.be

Magazine Syndicats, juin 2019

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